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Les ateliers de travail

Analyse et diagnostic urbain participatif

Les femmes qui occupent actuellement le quartier, sont arrivées au début des années 60 avec leurs parents.

Venues s’installer dans la capitale à la recherche d’emploi entre 1950-1960,  les Wled Aayar, ont dès leur installation à Hay Hlel, produit des poteries à proximité de leurs logements. Les potières sont originaires des villes de Béja, Siliana ou Makthar. Leurs parents leur ont transmis le savoir faire traditionnel de ces poteries.

C'est ainsi qu'elles reproduisent depuis des décennies des gestes ancestraux pour réaliser Kanoun et Tabouna.

Alors qu'elles travaillaient initialement à partir de matériaux de récupération, elles achètent aujourd'hui leur matière première à des vendeurs ambulants (l'eau) ou à des artisans à proximité de leur activité (la sciure de bois). 

Un véritable circuit économique s'est créé autour de leur activité.

Les relevés des ateliers des potières (image 2 du diaporama) ont été réalisés afin de documenter leur implantation sur la voie publique, leur organisation spatiale et leurs usages.

 

Des visites régulières du site ainsi que des entretiens avec les potières et les habitants du quartier,  ont permis d’enrichir ce document et d’y apporter les informations complémentaires à l’analyse du contexte.

Ce processus a permis de produire des données sensibles sur le(s) rapport(s) des habitants et plus spécifiquement des potières à cet espace public et de comprendre son appropriation.