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la voie des femmes

Le taudis comme objet d'une nouvelle dynamique d'urbanisation ?

​Proposition d’action urbaine associative pour une approche urbaine intégrée, objectif des nouvelles donnes des collectivités locales de l’après soulèvement de 2011? 

 

La restructuration de la voie pourrait-elle être l’avènement d’une nouvelle donne et d’un nouvel ordre dans le quartier ?

 

Pour répondre à cette question, l’association DAAME souhaite développer une solution innovante en partenariat avec les autorités locales et en réponse aux besoins de ces femmes.

En quoi consiste notre approche et comment l’association se positionne-t-elle au regard des acteurs d’une éventuelle action publique qui pourrait aussi être développée pour ces potières ?

​​Le processus de production

 

Les déchets de briques rouges sont récupérés dans une usine située à proximité du quartier. Ces déchets sont déposés à même le sol sur la principale voie publique afin d’y être broyés par le passage des véhicules.

 

Après ce broyage, la matière est tamisée puis mélangée à l’argile et l’eau pour ainsi modeler les kanoun et les tabouna  qui seront stockés puis vendus aux clients (particuliers et grossistes) venant des alentours et de toute la région.

 

« Avant  la révolution les clients venaient même de Libye »

 

Aïcha, potière, 57 ans

 

Si à l’origine toutes les matières premières étaient récupérées gratuitement, aujourd’hui elles font toutes l’objet d’un commerce informel.  Ainsi, par exemple, l’eau est vendu par bidon et acheté par les potières dont les logements se trouvent trop éloignés de leur zone de travail.

 

Les principales matières premières utilisées sont la brique rouge, l’argile et l’eau.

 

Après la première phase de séchage à l’abri des rayons solaires ou de la pluie, les poteries sont cuites sur la même voie dans des fours fabriqués à partir de feuilles de tôles. Des déchets (souvent des chaussures usagées par exemple) sont récupérés et utilisés pour la combustion. La sciure de bois est également utilisée et fait aujourd’hui l’objet d’un commerce informel par les menuisiers de la région.

 

Environ 40 minutes sont nécessaires à la cuisson puis les poteries sont stockées avant de recevoir une finition réalisée à la peinture  rouge synthétique. La marchandise finie est stockée par taille et exposée à la vente qui sera réalisée soit à la pièce soit par quantités pré commandées par les clients venant des alentours et des régions avoisinantes.

 

Ce processus de production informel, allant de la matière première à la distribution commerciale du produit fini a généré une filière économique irradiant sur le grand Tunis et régionalement.